Dans un contexte de transformation et de digitalisation de la supply chain, les organisations ont largement compris l’intérêt d’informatiser leurs échanges : gain de temps considérable, données fiabilisées et capacité d’anticipation opérationnelle optimale. Autant d’avantages qui font la différence sur la performance de la Supply Chain et la satisfaction client.

La plupart des organisations Supply Chain regardent donc spontanément du côté des flux EDI pour sécuriser et optimiser leur collaboration fournisseurs. Présentant de nombreux bénéfices, les standards EDI ne répondent cependant pas aux besoins de tout type d’organisation et peuvent se révéler limitants ou inadaptés. 

Flux EDI ou plateforme collaborative fournisseurs ? La question mérite d’être posée. Nous vous proposons ici une synthèse comparative et quelques préconisations pour y voir plus clair dans vos projets. 

 

L’EDI, qu’est-ce que c’est ?

Attention à ne pas tout confondre, l’EDI peut signifier deux choses. Dans sa définition la plus simple, l’EDI (Echange de données informatisé) désigne tous types de flux informatiques entre deux systèmes, permettant d’automatiser et de structurer un transfert de données.

Lorsque l’on parle d’EDI fournisseurs dans le contexte spécifique de la Supply Chain, on fait généralement référence à l’EDI au sens de format standardisé. L’EDI “normé” constitue ainsi un langage standard (le plus courant en France et en Europe: EDIFACT  et X12 ANSI développé et le plus utilisé en Amérique du Nord.), composé de différents messages répertoriés qui  modélisent les différents échanges transactionnels entre partenaires commerciaux (envoi de commande, accusé de réception, avis d’expédition…).

Grâce à l’EDI fournisseurs, les échanges de données sont fiabilisés: les systèmes internes du client envoient directement des messages standardisés aux systèmes informatiques du fournisseur et vice versa, sans intervention humaine, tout en réduisant les coûts et en augmentant l’efficacité des processus.

Sur le papier, la solution à tous les problèmes ! Comment se fait-il alors que toutes les organisations Supply Chain n’aient pas mis en place un EDI fournisseurs ? ou que certaines problématiques de fiabilité et d’accessibilité des données dans la collaboration fournisseurs persistent alors que des flux EDI ont été mis en place ?

 

Des modalités de mise en place complexes, pas forcément compatibles avec tous les fournisseurs

La mise en place d’échanges EDI entre un client et ses fournisseurs requièrent une mobilisation technique importante. La standardisation n’étant par définition pas alignée avec les formats natifs des différents systèmes utilisés, elle demande donc un travail important de mise aux normes, généralement réalisé grâce à la mise en place d’une solution d’intégration dédiée.

A titre d’exemple, la plupart des organisations Supply Chain mettent en place entre 1 à 5 messages EDI (ORDERS, IVOIC, ACKHDR, DESADV…) sur les quelque 200 messages normalisés EDIFact. Cela peut s’expliquer par le fait que plus le nombre de messages est important, plus le travail est conséquent; sans oublier qu’il est à multiplier par le nombre de fournisseurs.

Au delà de ce point, plus le parc fournisseurs d’une organisation Supply est hétérogène en termes de maturités IT (pas tous en mesure de mettre en place de l’EDI) et évolutif, plus la mise en place de l’EDI est complexe et son déploiement partiel : on se retrouve généralement avec des processus fragmentés, puisqu’une partie des informations échangées se fait automatiquement par EDI et l’autre via des processus manuels (échanges de mails,  ressaisies dans les systèmes…).

Dans ce cas de figure, il est peut être intéressant de considérer l’alternative que représente la mise en place d’une plateforme fournisseurs. En effet, cette solution va permettre d’unifier la collaboration avec l’ensemble des partenaires sans pour autant imposer de rentrer dans un standard technique potentiellement contraignant. Peu importe leur maturité technique et le volume d’activités considéré, une plateforme de suivi des flux d’approvisionnement comme Winddle propose par exemple des modalités de connexion flexibles, qui s’adaptent aux différents profils et contraintes fournisseurs : de la simple connexion nécessitant un login +  un mot de passe, jusqu’à la mise en place de flux IT automatisés.

 

La normalisation, peu compatible avec la gestion efficace des aléas opérationnels 

Les messages EDI apportent indéniablement plus de structure puisqu’ils sont définis par un référentiel d’actions précises et habituelles dans la collaboration client-fournisseurs à l’échelle européenne (EDIFACT) ou mondiale.

Cependant, que se passe-t-il si les aléas opérationnels sont relativement fréquents sur la chaîne et requièrent la création de nouveaux messages tels que la modification de commande en cours, le décalage des dates de livraison, la demande de cadencement des commandes ou une demande de partage d’un document exceptionnel par exemple ? Par définition, un aléa est difficile à anticiper, et les messages correspondants rarement considérés dans la phase initiale de la mise en place de l’ERP.

Dans cette situation, la majeure partie des entreprises utilisent l’approche hybride citée plus haut, mêlant flux informatiques automatisés pour les actions standards et processus complémentaires manuels (ressaisies dans l’ERP, recensement des statuts des commandes sur des tableurs Excels ou validations par mail…) pour la gestion des exceptions. Avec des problématiques évidentes de fragmentation et qualité de l’information,  d’accessibilité pour les différents acteurs ou de productivité et d’excellence opérationnelle Supply Chain. C’est là ou une plateforme collaborative fournisseurs, qui propose une approche plus globale et unifiée des échanges, en intégrant nativement la gestion des aléas, fait la différence.

L’objectif principal de Winddle est de proposer un management à l’exception efficace, avec des algorithmes prédictifs combinés à une collaboration en temps-réel, qui permet en cas d’aléas, de disposer des informations clé le plus tôt possible et de prendre de meilleures décisions opérationnelles. Il y a là une différence fondamentale d’approche :  l’EDI impose une norme, là où une plateforme collaborative se concentre sur le pilotage satisfaisant du “hors-norme”. Les deux approches n’étant pas pour autant incompatibles.

En centralisant et en fluidifiant la communication entre les acteurs de la chaîne d’approvisionnement (équipés de l’EDI ou non), la plateforme collaborative de suivi des flux fournisseurs assure une diffusion rapide et directe des éventuels changements de plan d’approvisionnement ou les prises de décisions suite aux aléas, et ce à l’ensemble des partenaires concernés, pour un pilotage unifié et plus efficace des flux.

 

Au delà de la pure exécution, ouvrir la voie à de nouvelles pratiques plus performantes

Soyons clairs, les messages EDI envoyés entre les partenaires commerciaux ont une valeur exclusivement transactionnelle. Ils remplacent un message informatif comme par exemple un statut de commande ( en attente, mise en livraison, en cours de livraison…) ou un document (accusé de réception, bon de commande…), mais aucune solution basée sur l’EDI n’a pour vocation d’animer le management de la performance Supply Chain.

En offrant aux utilisateurs un espace qui centralise et fiabilise les données, une solution de collaboration fournisseurs permet d’aller plus loin dans le management de la performance : en capitalisant sur des données objectives, elle permet aux équipes de la chaîne d’évaluer avec précision l’efficacité des flux ou des partenaires, dans une volonté d’amélioration continue.

Avec une vision synthétique et structurée des opérations et aléas, et des données liées, une solution comme Winddle apporte des statistiques précises sur l’activité opérationnelle. Il devient alors plus facile pour les équipes d’évaluer avec objectivité la performance de leurs flux Supply Chain (réactivité fournisseurs, fiabilité, retard moyen, décalage de quantités…) et d’identifier précisément des leviers d’amélioration.

Sur le moyen et long terme, cette collaboration fournisseurs construite sur la transparence, la flexibilité et la mise en place de processus de collaboration fournisseurs gagnant-gagnant, a un impact très positif et différenciant sur les relations fournisseurs.

En bref, la bonne solution de suivi collaboratif de vos flux d’approvisionnements dépend évidemment de l’activité de votre entreprise, de la typologie de vos fournisseurs, de vos objectifs opérationnels et des moyens mis à disposition. 

La plateforme collaborative fournisseurs constitue une proposition de valeur optimale pour les secteurs d’activité nécessitant des processus flexibles (que ce soit par la variété des fournisseurs, que par les processus opérationnels de suivi de commandes…), seule, ou en complément de flux EDI déjà mis en place sur une partie du périmètre.

 


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